Passerelle Gerland-La Saulaie à Lyon, Concours

Métropole Grand Lyon, Auvergne-Rhône-Alpes

La Mulatière / Lyon 7 / Oullins 

2024

Création de la Passerelle Gerland-La Saulaie, concours restreint d’architecture et d’ingénierie

  • Coût du projet :   35 M€
  • Maîtrise d’ouvrage : Métropole de Lyon
  • Maîtrise d’œuvre : Spielmann & Chirino Architectures, Ingérop, ILEX, PINGAT Aménagement et Bâtiment

Les quartiers de Gerland et de la Saulaie, bien que proches géographiquement, sont fortement séparés par le Rhône.

La future passerelle Gerland–La Saulaie vise à créer une liaison directe entre ces deux quartiers en développement, en assurant une continuité majeure d’espace public et en renforçant la transparence du fleuve et des infrastructures.

Le projet a pour objectifs d’encourager les mobilités actives et le déploiement des Voies lyonnaises, de mieux connecter les pôles du sud-ouest lyonnais à la Métropole de Lyon, d’améliorer le cadre de vie par de nouveaux cheminements, de participer à la requalification urbaine (notamment autour de la ZAC de la Saulaie et du Technicentre SNCF) et de valoriser les qualités paysagères du site.

Notre approche de conception globale repose sur une démarche transversale et multidisciplinaire, avec un regard croisé sur les problématiques de conception et construction de la passerelle et une mise en perspective des contraintes imposées dans le programme.

Le franchissement du Rhône porte en soi une vocation ambitieuse de constituer un maillon territorial permettant de relier en surface les deux territoires séparés par le Rhône pour les piétons et les vélos et d’offrir ainsi une nouvelle continuité majeure d’espace public participant à la transparence du fleuve et de l’infrastructure routière.

Le franchissement est organisé en cinq séquences afin d’éviter l’effet de couloir sur 350 m et de proposer des ambiances variées valorisant le paysage : 

  • La séquence de la rampe du parc Gerland
    • La séquence de la première amorce sur le Rhône
    • La séquence du bow string au droit de la travée principale
    • La séquence du franchissement de la M7 et le quai Pierre Sémard 
    • La séquence de la rampe du futur parc de la ZAC Saulaie

L’objectif a été de concevoir un ouvrage attractif, confortable et propice aux mobilités douces.

L’ensemble vise une solution qualitative améliorant la connectivité, le désenclavement et la mobilité, tout en structurant les liaisons douces et en intégrant des aménagements tels que des belvédères.

Descriptif du projet : 

Notre approche de conception architecturale aborde le projet en répondant à deux niveaux :

D’une part, notre projet prend en compte les enjeux d’insertion architecturale, urbaine et paysagère qui impliquent la co-visibilité directe entre la passerelle, le Rhône et le grand paysage de la Confluence. Cette opération se doit de participer à la requalification de l’image urbaine du secteur comme étant une des portes d’entrée de l’agglomération Lyonnaise. 

D’autre part, notre projet comprend les enjeux techniques et fonctionnels du programme, l’entretien et l’accessibilité d’inspection. En effet, notre réflexion architecturale a pris en compte les contraintes de conception et d’intervention, les emprises foncières disponibles au droit des raccordements, les contraintes géotechniques, les contraintes hydrauliques, les gabarits autoroutiers, l’accessibilité PMR ainsi que le profil fonctionnel en travers.

A partir de ces deux niveaux de réponse, notre objectif est de proposer une solution architecturale qualitative avec des volumétries et proportions qui tiennent compte des besoins fonctionnels et techniques exprimés dans le programme. Nous proposons une passerelle qui participe à la fois, à l’amélioration en termes de maillage des liaisons douces, de connectivité, de désenclavement et de mobilité du secteur, et à la requalification de son image urbaine en favorisant le déploiement des pratiques territoriales avec des équipements d’accompagnement comme des belvédères, tout en structurant les liaisons douces.

      • Le boomerang / design / forme / concept

Dès les premières esquisses le parti architectural pris a été de « contrôler » l’impact visuel de la passerelle et proposer des solutions élancées sans avoir des mâts très hauts et ne pas écraser le site. Des solutions haubanées et suspendues ont été étudiées mais les hauteurs nécessaires pour les mâts et la mise en échelle entre le tablier, les suspentes et les usagers semblaient plus imposantes par rapport aux usagers. Nous avons donc opté pour des structures d’une hauteur moins écrasante et permettant de garder une certaine transparence par rapport au paysage et à la fois permettant de proposer des aménagements pour briser les vents du Nord et du Sud

La signature architecturale de notre projet cherche à proposer des volumétries sobres, élancées et élégantes pour s’inscrire de manière harmonieuse dans le paysage urbain de la Confluence. Ici nous ne chercherons pas à rentrer en compétition avec l’écriture architecturale hétérogène et riche en formes mais au contrainte s’en inspirer en proposant des angles et des silhouettes qui rappellent à la fois le pont de la Mulatière, les toitures déconstructivistes du musée de la Confluence et la douceur des arcs du pont Raymond Barre.

Le concept du boomerang est décliné dans un vocabulaire architectural qui est présente pour le design des corniches, des montants du garde-corps, des cadres pour les habillages architecturaux ainsi que pour les quadripodes et les piles des rampes